Pour un désherbage classique avec un produit Roundup standard, comptez 15 à 20 ml par litre d’eau — mais ce chiffre varie selon le produit et les herbes ciblées. Voici ce que vous devez savoir avant de préparer votre bouillie :
- le dosage dépend directement de la concentration du produit (g/L indiqués sur le bidon)
- les mauvaises herbes vivaces ou ligneuses nécessitent des doses plus élevées que les herbes annuelles
- un surdosage ne rend pas le traitement plus efficace — il gaspille du produit, pollue inutilement et peut générer des résistances
- l’étiquette de votre produit reste la seule référence officielle
Dans cet article, nous vous donnons des repères concrets, des tableaux de dosage et une méthode simple pour calculer et préparer votre mélange, quelle que soit la contenance de votre pulvérisateur.
Quel est le dosage de Roundup pour 1 litre d’eau (réponse rapide)
La réponse courte : entre 10 et 50 ml par litre, selon le produit et les plantes visées. Pour un désherbage courant sur allées ou terrasses, la fourchette la plus fréquente tourne autour de 15 à 20 ml/L avec les formules grand public.
Avec un produit très concentré type 360 g/L, on descend plutôt à 10 à 15 ml/L. Avec une formule encore plus concentrée à 450–473 g/L, on peut tomber à 8 à 12 ml/L, voire seulement 2 à 3 ml/L pour certaines références professionnelles.
Retenez cette règle simple : plus le produit est concentré, moins vous en mettez dans votre litre d’eau.
Pourquoi il n’existe pas un dosage unique (produit, concentration, herbes visées)
Beaucoup de personnes cherchent "la" dose universelle du Roundup. Elle n’existe pas, et c’est tout à fait normal. Plusieurs facteurs font varier la quantité à utiliser :
La référence exacte du produit. Le Roundup existe en de nombreuses versions : Roundup GC, Roundup Power 2.0, Roundup Ultramax, Roundup Max II… Chacune a une concentration différente en matière active, exprimée en grammes par litre (g/L).
La concentration en matière active. Un produit à 7,2 g/L et un produit à 360 g/L n’ont rien à voir en termes de puissance par ml. Le second est environ 50 fois plus concentré. La dose utile par litre d’eau est donc radicalement différente.
Le type de végétation à éliminer. Une jeune ortie en pleine croissance demande beaucoup moins de produit qu’un pied de liseron enraciné depuis plusieurs années, ou qu’un fourré de ronces. Plus la plante est "dure", plus il faut monter la dose — dans la limite de ce que l’étiquette autorise.
La surface et le mode d’application. Un traitement localisé au pinceau n’est pas comparable à une pulvérisation sur 50 m². La quantité de bouillie appliquée par m² influe directement sur l’efficacité.
Comment vérifier la bonne dose sur l’étiquette (g/L, usages, surfaces)
Avant d’ouvrir votre bidon, prenez 30 secondes pour lire l’étiquette. Voici ce qu’il faut repérer :
- La concentration (ex. : 7,2 g/L, 360 g/L, 450 g/L) — c’est le point de départ de tout calcul.
- Les doses recommandées — souvent exprimées en ml par litre d’eau, par pulvérisateur ou par surface traitée.
- Les mauvaises herbes ciblées — certaines étiquettes distinguent herbes annuelles, vivaces et ligneuses avec des doses différentes.
- Les conditions d’emploi — délai avant pluie (souvent 6 heures), délai de réentrée, zones d’exclusion (proximité d’un cours d’eau, potager…).
Si votre étiquette indique une dose différente de ce que vous lisez en ligne, c’est l’étiquette qui prime. Toujours.
Dosages repères par type de mauvaises herbes (annuelles, vivaces, ligneuses)
Le type de plante à éliminer est l’un des critères les plus importants pour choisir la bonne dose.
Herbes annuelles jeunes (pissenlit, plantain, jeunes repousses) : ce sont les cibles les plus faciles. Avec un produit à 7,2 g/L, comptez 20 à 25 ml/L. Avec un produit à 360 g/L, 10 ml/L suffisent souvent. Un seul passage peut être suffisant si la plante est en croissance active.
Graminées, orties, herbes communes : légèrement plus résistantes. Prévoyez 25 à 30 ml/L avec un produit à 7,2 g/L, ou 10 à 15 ml/L avec un 360 g/L. Traitez de préférence avant la floraison pour un meilleur résultat.
Vivaces (chiendent, liseron, chardon) : ces plantes ont des racines profondes et régénèrent facilement. Il faut monter la dose — 30 à 40 ml/L avec un 7,2 g/L, 15 à 20 ml/L avec un 360 g/L. Deux passages espacés de 2 à 3 semaines sont souvent nécessaires.
Ligneuses (ronces, arbustes) : la dose monte encore — 40 à 60 ml/L avec un produit à 7,2 g/L, 20 ml/L avec un 360 g/L. L’application doit être ciblée sur le feuillage actif.
Très résistantes (renouée du Japon, bambou) : cas les plus difficiles. Les repères citent jusqu’à 50 ml/L avec un 7,2 g/L et 20 à 25 ml/L avec un 360 g/L. Des traitements répétés sont généralement indispensables.
Dosages indicatifs selon la concentration du produit (7,2 g/L, 360 g/L, 450–473 g/L)
| Produit / concentration | Usage courant (1 L d’eau) | Vivaces résistantes (1 L) |
|---|---|---|
| Grand public ~7,2 g/L (ex. Roundup GC) | 20 à 30 ml | 40 à 60 ml |
| Roundup 360 Plus / Power 2.0 / Dynamic (360 g/L) | 10 à 15 ml | 15 à 20 ml |
| Roundup Ultramax (450 g/L) | 8 à 12 ml | 12 à 15 ml |
| Roundup Max II (473 g/L — pro) | 2 à 3 ml | selon étiquette pro |
Ces chiffres sont des repères indicatifs. La notice de votre produit peut indiquer des valeurs légèrement différentes selon l’homologation en vigueur. Mesurez toujours avec précision.
Exemple de calcul simple pour adapter la dose à votre pulvérisateur (1 L, 5 L, 10 L)
La règle est simple : quantité totale = dose par litre × volume du pulvérisateur.
Prenons l’exemple d’un Roundup à 360 g/L avec une dose recommandée de 12 ml/L :
- Pulvérisateur de 1 L → 12 ml de concentré
- Pulvérisateur de 5 L → 60 ml de concentré
- Pulvérisateur de 10 L → 120 ml de concentré
Avec un produit grand public à 7,2 g/L dosé à 20 ml/L :
- 1 L → 20 ml
- 5 L → 100 ml
- 10 L → 200 ml
Si vous obtenez un chiffre inhabituel (ex. : 500 ml pour 1 litre d’eau), revenez à l’étiquette — vous avez peut-être utilisé la mauvaise concentration de référence.
Combien de surface traite 1 litre de bouillie (et pourquoi ça change)
Un litre de bouillie prête à pulvériser couvre environ 10 à 20 m², selon la façon dont vous appliquez le produit et la densité de la végétation. Ce repère varie pour plusieurs raisons :
- un pulvérisateur à pression réglable consomme plus ou moins de liquide par m²
- une végétation dense "absorbe" plus de bouillie qu’un sol nu
- un traitement très localisé sur des adventices isolées consomme moins qu’un passage homogène
| Volume de bouillie | Surface approximative |
|---|---|
| 1 litre | 10 à 20 m² |
| 5 litres | 50 à 100 m² |
| 10 litres | 100 à 200 m² |
Préparez toujours juste ce qu’il vous faut. Un surplus non utilisé pose des problèmes de stockage et d’élimination.
Comment préparer le mélange correctement (ordre de dilution, mesure des ml)
La préparation de la bouillie suit un ordre précis pour garantir une dilution homogène :
- Versez la moitié du volume d’eau dans le pulvérisateur
- Ajoutez la dose mesurée de concentré
- Complétez avec le reste d’eau jusqu’au volume final
- Agitez doucement avant utilisation
Pour mesurer précisément les ml, utilisez un verre doseur gradué ou, encore mieux, une seringue dédiée — indispensable pour les produits concentrés où quelques ml font une vraie différence. Ne mélangez pas à l’estimation "à l’œil".
Préparez uniquement la quantité nécessaire pour le jour même. Une bouillie déjà diluée ne se conserve pas — elle perd en efficacité et peut poser des problèmes de sécurité au stockage.
Comment appliquer pour que ça marche sans surdoser (ciblage, ruissellement, timing)
Un bon dosage ne sert à rien si l’application est mal réalisée. Quelques réflexes essentiels :
Ciblez précisément les feuilles des mauvaises herbes. Le produit agit par absorption foliaire — il doit mouiller les feuilles, pas lessiver le sol. Évitez le ruissellement excessif, qui gaspille le produit et pollue inutilement.
Traitez en période de croissance active. Une plante en plein développement absorbe bien mieux le produit qu’une plante stressée par la sécheresse ou le froid.
Respectez les conditions météo. Le temps idéal : sec, peu ou pas de vent, sans pluie prévue dans les 6 heures suivant l’application. Traitez de préférence tôt le matin ou en fin de journée pour réduire l’évaporation et améliorer l’absorption.
Erreurs fréquentes à éviter (surdosage, météo, dérive, mélange stocké)
Voici les erreurs que nous voyons le plus souvent, et qui expliquent pourquoi le traitement ne fonctionne pas — ou fonctionne trop :
- Croire qu’une dose plus élevée donne un meilleur résultat : faux. Au-delà d’une certaine quantité, l’efficacité ne progresse plus — et les risques (pollution, résistances, dégâts collatéraux) augmentent.
- Utiliser une dose trouvée en ligne sans vérifier la concentration réelle de votre produit. Deux Roundups peuvent avoir des dosages très différents.
- Pulvériser par temps venteux : la dérive du produit peut toucher vos légumes, vos haies, vos fleurs — et dépasse les zones ciblées.
- Traiter juste avant la pluie : le lessivage emporte le produit avant qu’il soit absorbé. L’efficacité chute et le produit se retrouve dans le sol ou les eaux.
- Préparer trop de bouillie et se retrouver à devoir jeter un surplus — problème d’élimination et gaspillage.
- Réutiliser le pulvérisateur sur le potager sans nettoyage : les traces résiduelles peuvent endommager vos cultures comestibles.
Précautions de sécurité et protection de l’environnement (EPI, zones sensibles, réentrée)
L’utilisation d’un produit phytopharmaceutique demande des précautions sérieuses, même pour un usage ponctuel au jardin :
Équipement de protection individuelle (EPI) : portez des gants imperméables, des lunettes de protection et des vêtements couvrants. Évitez d’inhaler le brouillard de pulvérisation.
Zones sensibles à respecter : ne traitez jamais à proximité d’un point d’eau (mare, rivière, fossé), d’une haie que vous souhaitez conserver, ou d’un potager. Même une légère dérive peut avoir des conséquences.
Délai de réentrée : respectez le délai indiqué sur l’étiquette avant de laisser entrer des personnes ou des animaux sur la zone traitée.
Stockage du concentré : conservez le produit dans son emballage d’origine, hors de portée des enfants et des animaux, à l’abri du gel et des fortes chaleurs.
FAQ dosage Roundup pour 1 litre (questions courantes)
Peut-on mettre plus de Roundup pour tuer les herbes plus vite ?
Non. Un surdosage n’accélère pas l’effet et peut créer des dégâts collatéraux sur les plantes voisines. Respectez les doses indiquées.
Quelle dose pour les ronces avec un Roundup classique à 7,2 g/L ?
Comptez environ 40 à 60 ml par litre d’eau. Appliquez sur le feuillage actif et prévoyez potentiellement un second passage.
Peut-on stocker de la bouillie préparée pour le lendemain ?
Non, la bouillie diluée doit être utilisée immédiatement. Préparez uniquement la quantité dont vous avez besoin.
Combien de temps avant la pluie faut-il arrêter de traiter ?
Le repère courant est de 6 heures sans pluie après l’application pour garantir une bonne absorption.
Le Roundup Max II à 473 g/L est-il accessible au grand public ?
Cette référence est citée comme usage professionnel. Vérifiez toujours la mention sur l’étiquette avant achat.
Mon Roundup est à 360 g/L, quelle dose pour le chiendent ?
Entre 15 et 20 ml par litre d’eau. Le chiendent étant une vivace tenace, un second traitement 2 à 3 semaines plus tard est souvent utile.

